ROLLING STONES – SOME GIRLS (Deluxe Edition)

•26 janvier 2012 • Laisser un commentaire

L’action se passe en 1978. La planète entière danse au son disco de « Saturday Night Fever ».En Angleterre, les Sex Pistols  bousculent les opinions et les foules avec la « punk music ». Entre ces 2 tendances, le ska et le reggae de Bob Marley. Les Rolling Stones sont toujours bien présents sur la scène musicale et répondent au disco par un disco/funk stonien imparable devenu classique : Miss You. Le reste de l’album fonctionne à l’énergie pure (Lies, Respectable, Shattered…) entrecoupé de quelques ballades hautes en couleurs dont ils ont le secret (Beast Of Burdon). Au total, dix titres et une pochette devenue culte. L’intérêt de celle édition de luxe est de nous faire découvrir 12 autres titres «Blues/R’n’B » jugés trop décalés et écarté en 1978. Quand vous entendrez « Claudine », clin d’oeil à Chuck Berry, sublimé par Keith Richard, ou les riffs de guitares sur « So Young »*, ou encore, la fantastique reprise du « Tallassee Lassie » de Freddie Cannon et enfin, « Keep Up Blues », vous comprendrez qu’il y avait matière à faire un double album en 1978.         Un régal à écouter très fort !

XR761E  double CD

 

 

*une autre version avec  Ian Stewart au piano est disponible en téléchargement

Jac Berrocal/David Fenech/Ghédalia Tazartès : « Superdisque »

•26 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Jac Berrocal/David Fenech/Ghédalia Tazartès : « Superdisque », Sub Rosa 2011 (XB351R)


C’est bien un SUPERDISQUE qui réunit trois figures inclassables de la musique alternative en France. Un trio de tous les possibles. Du Jazz not jazz au Freak Rock en passant par la poésie d’inspiration traditionnelle et le jeu de l’improvisation sur des objets sonores tels que des os humains du Tibet et des coquillages. Trio perméable à diverses cultures, shamanique, tibétaine, francilienne, catalane, andalouse, maghrébine…, mélangeant les techniques : électronique artisanale, acoustique la plus sobre, électricité et folie douce. Tazartès chante dans sa langue propre traversant plusieurs traditions, visité par les anges, le shamane ou le Cante Flamenco ; Ghédalia flotte, gargouille et improvise, instinctif, hanté par son héritage Ladino (communauté juive de Turquie). Il manie aussi le Bendir (tambour sur cadre, nord africain) et l’accordéon.

                   La trompette est l’instrument de prédilection de Berrocal, mais attention, en 1975 il enregistrait avec Vince Taylor (voir UB4391 « Parallèles » et UB4394 « Fatal Encounters »), en 1980 avec Nurse With Wound et il a aussi joué avec l’enragé newyorkais James Chance, l’improvisateur guitariste Jean-François Pauvros (voir UC1891 « Pénétration »), avec Yvette Horner en 2001 et tout récemment avec le nomade Aki Onda dont témoignera un LP à paraître en 2012, « Un Jour Tu Verras ». Tout ça pour dire que Berrocal, on n’en fait pas le tour en une phrase. David Fenech, le plus jeune larron (né en 1969) n’est pas en reste. Dans cet album-ci il porte les deux autres musiciens par un jeu approprié de guitare électrique, mais aussi de ukulélé, oud, platines ou quelques jouets et s’amuse à concevoir des rythmes gamelan ou plus électro.  Dans le passé il a joué avec Tom Cora, Félix Kubin, Jad Fair ou James Plotkin. Nous vous suggérons par exemple son second album solo « Polochon Battle » (XF261C) où il mène une bataille d’oreillers « toy pop et anti-techno » avec ses invités, dont Felix Kubin. Sans blague, « Superdisque » s’écoute en boucle sans perdre de sa magie simple et de son charme indescriptible. pco

COH : « Coh plays Cosey », Raster-Noton 2008

•26 janvier 2012 • Laisser un commentaire

COH : « Coh plays Cosey », Raster-Noton 2008 (XC560P)
États d’âme électro.


Un travail étonnant sur la voix de Cosey Fanni Tutti par l’électronicien Ivan Pavlov.  Cosey Fanni Tutti est cette Anglaise, membre fondatrice de Throbbing Gristle en 1976, musicienne pluridisciplinaire qui mena en parallèle entre 1973 et 1983 une carrière de stripteaseuse à des fins commerciales, artistiques et politiques, tout en poursuivant depuis plus de 30 ans une des formules les plus captivantes et exploratrices dans le domaine de l’électro pop (indus, poppy and dance s’interpénétrant le plus naturellement) sous la forme de CHRIS & COSEY et maintenant CTI ou CARTER TUTTI avec son partenaire Chris Carter. Pour cet album de 2008 « Coh Plays Cosey », elle a dressé sur une période de 2 ans une sorte de journal intime de sa voix. Les sons de sa voix en tant que réactions à des émotions et des évènements dans son quotidien. Ce catalogue de paroles et de sons de voix fut transmis à Ivan Pavlov qui le disséqua méticuleusement et reconstruisit une musique électronique vocale qui donne sur disque une nouvelle dimension émotionnelle et poétique à la voix intime de la musicienne. A la fois rythmique, sensuelle, profondément mystérieuse et cybernétique, cette musique corporelle révèle Cosey Fanni Tutti en tant que femme, femelle et artiste. A travers la manipulation de COH elle se découvre une nouvelle incarnation puissante et sans fard. Les albums du musicien russe Ivan Pavlov sous la forme de COH sont toujours d’une grande méticulosité, alliant minimalisme et puissance ; il est parmi les compositeurs post techno, post pop et post indus de la génération laptop méritant une oreille plus attentive.  pco

HTRK : «Work (Work, Work)»

•21 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Avec un premier album aussi bruyant que brillant, HTRK et sa musique industrielle venaient poursuivre (ou plutôt raviver) un combat vieux de plus de vingt ans ; railler la new wave – et en l’occurrence son revival des années 2000 – en prônant une musique bruitiste et expérimentale peu accessible, appelée satiriquement no wave. Dénigrer la new wave, oui, mais pas seulement. En se présentant comme le HaTe RocK trio dès le premier morceau de Nostalgia (premier album du groupe sorti en 2005 de façon indépendante puis sur le label Fire Records en 2007), HTRK ne vient pas uniquement critiquer le retour des influences pop-80′s mais bien le rock des années 2000 tout entier. Le travail auquel s’est adonné Sonic Youth et avant eux toute la scène industrielle arrivée avec Public Image Limited pour aboutir à une musique moderne et alternative se devait d’être représenté en ces années où la récupération et la mode revival constituaient l’essentiel de l’industrie musicale.


Cependant, s’il l’avait jusqu’alors moquée, l’envie de mélodies s’est peu à peu fait sentir au sein du trio, et, dès 2009, le groupe sort, à quatre mois d’intervalle, un album et un deux-titres plus accessibles dans lesquels on peut, par moment, ressentir la présence d’influences post-punk (entre-autres le planant Suitcase ou le très profond Rentboy). Aujourd’hui, c’est ce parcours vers la musicalité que vient poursuivre HTRK.
Tristement marqué par le suicide de son bassiste Sean Stewart en 2010, le trio devenu duo nous revient avec un troisième album mélancolique pour ne pas dire dépressif, une œuvre où la voix féminine de Jonnine Standish vient percer la brutalité du fond musical industriel devenu marque de fabrique du groupe. Une voix qui pour la première fois semble illuminer, à la façon d’Andrea Parker sur sa soft-techno ou de Beth Gibbons sur le trip-hop délavé de Portishead dans son récent troisième album, une instrumentation sombre et sordide.
Intitulé judicieusement Work (Work, Work), ce troisième effort ne se fait pas attendre et l’on comprend, le temps d’une introduction aussi psyché que planante (Ice Eyes Eis), qu’il s’agit du disque le plus travaillé d’HTRK. C’est avec une profondeur inattendue et une grande richesse musicale que le duo nous revient. Embellir sa musique bruitiste tout en en gardant les fondements, tel semble être le pari fou auquel il s’est tenu pour ce disque.
Entre le répétitif peu lassant de Slo Glo et le psychédélisme de Eat Yr Heart, le groupe au passé douloureux parvient à transmettre sa mélancolie puissante et dépressive le temps d’une écoute. Si les titres qui suivent peineront à accrocher l’oreille dès la première écoute, il faudra attendre Synthetik et son post-punk intemporel pour replonger dans une atmosphère musicale riche et à jamais moderne. Une ligne de basse descendante, des percussions réverbérées, un tempo lent ; tant d’éléments musicaux empruntés à Joy Division et assemblés en toute subtilité pour un résultat des plus touchants. Cette influence cold-wave ne s’arrête pas là. Si le fantôme de Ian Curtis plane encore le temps de Poison, c’est plutôt la guitare de The Cure que l’on retrouve sur Love Triangle, petit bijou de sensibilité en tout point majestueux.
Clôturé sur Body Double, une ballade envoûtante et personnelle, Work (Work, Work) est, sans doute possible, le meilleur disque de HTRK à ce jour, le fruit d’un travail méticuleux sur les sonorités venant mettre à l’honneur des compositions pas toujours faciles d’accès. Plus aboutie que Marry Me Tonight qui avait, en 2009, posé les bases de l’évolution musicale du groupe, cette œuvre moderne et alternative pour jours de pluie parvient à nous garder attentifs jusqu’à sa fin magistrale. (XH858B)

Fantin, 4 septembre 2011

(http://www.soundofviolence.net/articles/album/2726/htrk_work_work_work_.html)

Ben Frost & Daniel Bjarnason : « Solaris »

•21 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Effaçant très habilement la frontière entre le sound art électronique et la musique orchestrale, deux jeunes compositeurs, l’Australien Ben Frost et l’Islandais Daniel Bjarnason, se rencontrent librement sur le thème de « Solaris » (VS4973) le fameux film de science-fiction où Tarkovsky explorait en profondeur “le problème du divorce entre la science et la conscience de l’homme”. Toute en lenteur, pleine de grâce et inquiétante la musique de « Solaris » garde cette puissance contenue du film et ne libère que petit-à-petit, avec humilité, fluidité ou par saccades, la somme de ses contrastes.

Un piano préparé, de la guitare et toutes les cordes du Sinfonietta de Cracovie. Nul besoin d’artifices technologiques, ni de démonstration tonitruante pour couler une atmosphère émouvante et forte qui ne renie pas l’influence d’Arvo Pärt et qui devrait réconcilier les fans de Trent Reznor et de Sigur Ros. Visitez sans retenue la discographie de Ben Frost et ses collaborations aux noms de Nico Muhly, Sam Amidon, Valgeir Sigurdsson… ou tout simplement le label islandais Bedroom Community qui rassemble quelques innovateurs de la musique orchestrale mus par le même désir d’en secouer les règles. Le premier album de Daniel Bjarnason s’appelle « Processions », paru en 2010 et salué par la critique, nous ne devrions pas tarder à l’avoir dans nos rayons. pco    (XF919G)

« Tim Hecker Ravedeath, 1972 »

•18 janvier 2012 • Laisser un commentaire

« Tim Hecker Ravedeath, 1972 ».  Kranky 2011. (xh403x)


Emotion forte. Abstraction musicale pour le drame d’une transformation sublime. Un peu comme si on voyait à travers le brouillard un cheval jeté par la fenêtre, mais dans ce cas-ci, c’est l’image de la chute volontaire d’un piano, balancé du haut d’un immeuble par des étudiants en 1978, et des évènements similaires, qui ont inspiré à Tim Hecker l’élaboration de cette musique à la fois spectrale et puissante. Evoquant la chute, la prolongation, les différentes déclinaisons de ce moment crucial et l’idée que le piano ressent ce qui lui arrive, l’album enchaîne quelques plages d’une musique électronique d’allure sacrée où les instruments (orgue, guitare, piano, synthé, micros…) résonnent d’une ultime et déchirante splendeur. Si l’expression d’instruments menés à l’abattoir hante cet album, comme toujours chez Tim Hecker, la musique se fait ample, majestueuse, pourvue d’un grain matériel palpable et profondément lumineux. « Ravedeath, 1972 » sonne parfois comme du doom transfiguré en train de s’évaporer de la Terre, de s’élargir à d’autres dimensions. L’album a été enregistré dans une église en Islande, lieux hantés s’il en est. On revisitera avec bonheur aussi son disque « Haunt me, Haunt me do it again » (Xh403p) où son approche de l’immensité de ciels et d’horizons lointains a une luminescence boréale. Tim Hecker est un musicien canadien qui depuis 1996 a produit des œuvres d’ambient très élaboré à « l’intersection du bruit, de la dissonance et de la mélodie, trouvant un équilibre inédit entre les qualités  physiques et émouvantes du son… ». Le piano additionnel est ici celui de Ben Frost, Australien résidant en Islande, où il réalise des collaborations vraiment dignes d’intérêt, telles que « Draumalandid » avec Valgeir Sigurdsson ; « I See the Sign » avec Sam Amidon ; « Mothertongue » avec Nico Muhly ; ou tout récemment « Solaris » (xf919g),  inspiré du film russe, avec Daniel Bjarnason : toujours au confluent de la musique orchestrale et de l’expérimentation électronique, générant comme avec Tim Hecker dans ce « Ravedeath, 1972 » une harmonie instable, une émotion impure. pco

IMELDA MAY- MAYHEM 2010 & MORE MAYHEM 2011

•13 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Un petit côté rétro savoureusement moderne avec une voix plus que généreuse. Et si vous avez l’occasion de la voir sur scène, n’en privez ni vos yeux, ni vos oreilles !
Imelda May a fait ses classes aux côtés du pianiste Mike Sanchez vers 2005, 2006 en s’enivrant de rhythm’n’blues et de boogie woogie du début des années cinquante.  Elle en est maintenant à son quatrième album solo. Les trois derniers ont confirmé la chanteuse dans un créneau plus rock énergique, tinté de blues jazzy. Bonne dégustation.
KM 2170                               kM 2171

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Imelda May » Official website for Imelda May
www.imeldamay.com/

ANE BRUN : «It all starts with one»

•13 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Ane Brun n’est plus une inconnue depuis quelques années déjà. Que vous l’ayez découverte sur l’un de ces 3 premiers albums originaux, en duo avec Madrugada ou Ron Sexsmith, ou reprenant le True Colors de Cyndi Lauper pour le spot d’une compagnie d’assurance, nul doute que la voix à la fois vibrante et fragile de la blonde Norvégienne ne vous est pas étrangère. Après avoir accompagné Peter Gabriel en 2010 lors du New Blood Tour, elle nous revient donc en 2011 avec cette nouvelle production, It All Starts With One.


Moins folk et blues que les précédents, mais bénéficiant toujours d’une orchestration impeccable, cet album est une collection de titres plus ambitieux les uns que les autres. Et en cela, il semble bien que la jeune femme ait passé un palier. Car malgré tous les honneurs dont elle a été gratifiée ces dernières années, il manquait toujours ce petit quelque chose qui suscite à la fois l’admiration et la fascination. C’est à ce petit supplément… d’âme ? de génie ? d’accomplissement peut-être, que la Norvégienne vient d’accéder et qui font de son 4e opus un véritable chef-d’oeuvre.
Tout commence par These Days et son introduction à l’orgue qui pose d’emblée l’ambiance solennelle et terriblement émouvante qui se retrouvera sur quasiment tous les titres. Le morceau traite de l’enfermement et du besoin de liberté, thèmes que l’on retrouvera continuellement par la suite. Puis vient Words dont la douceur vous prend par la main, ses cordes comme une brise qui vous emporte dans un voyage fantastique au-dessus des lumières de la ville.
C’est alors au tour du (très) grand moment de It All Starts With One : Worship. D’une certaine manière, c’est avec ce morceau interprété en duo avec José González que tout commence réellement. Clé somptueuse ouvrant à la découverte des 9 autres morceaux de l’album, ces 6 minutes sont la rencontre idéale de 2 univers musicaux singuliers et complémentaires. Un couplet marqué par la fascinante monochromie du Suédois se fait l’écrin d’un refrain symbole de la générosité vocale et mélodique de la Norvégienne. Délicieux équilibre à déguster en boucle, encore et toujours.
Do You Remember apparaît alors comme un certain retour à la réalité (mais quelle réalité ?). Avec ses percussions entêtantes et ses choeurs vaporeux interprétés par les jeunettes de First Aid Kit, cette intrigante gigue dénote dans cet album par ailleurs plutôt apaisé. Le morceau aura pourtant été choisi comme premier single par l’artiste. What’s Happening With You And Him qui s’annonce ensuite est marqué d’un certain classicisme «brunien», peut-être en réponse à son prédécesseur, exprimant ainsi la recherche d’équilibre présente sur l’ensemble de ce 4e opus.
Mi-comptine, mi-berceuse, Lifeline met à l’honneur le timbre cristallin de la jeune femme. Instant de grâce absolue, il trace une ligne directe entre sa mélodie et notre système nerveux, provoquant frissons et chair de poule ! The Light From One et One sont eux deux morceaux jumeaux : titres manifestes, ils revendiquent chacun dans leurs paroles un besoin impérieux d’émancipation («I need both my hands to hold my own [torch]» ou bien encore «We can do more / Much more, let’s do more»). Comme si Ane cherchait à s’affranchir d’un carcan pour accéder enfin à une plus grande liberté artistique. Peut-être peut-on y trouver l’expression de la démarche de l’artiste qui aura permis l’accouchement de ce 4e album qui sonne aujourd’hui comme un véritable accomplissement.
Oh Love est une belle chanson d’amour mais peut-être également le titre le plus faible des 10. Tout se termine enfin sur le superbe Undertow. Superbe, mais qui d’une certaine manière sonne comme un aveu d’échec puisqu’il dit l’incapacité à s’extraire du mouvement perpétuel de la vie qui nous enferme et nous empêche de nous élever vers un état supérieur de plénitude. L’émancipation décrite plus tôt n’est donc peut-être pas totale, ou tout du moins, le souvenir de l’aliénation passée est lui toujours bien présent. Souvenir qu’il faut combattre pour ne pas retomber dans un ancien état de servitude.
Les 10 titres de It All Starts With One marqueront certainement une étape dans la carrière de la Norvégienne. Pas seulement parce qu’ils lui permettront d’accéder à une reconnaissance plus large encore que celle apportée par ces précédentes oeuvres, mais également parce qu’ils expriment la mue nécessaire par laquelle Ane Brun aura dû passer pour devenir aujourd’hui une artiste majeure.(XB589I)

(http://www.alecoute.net/2011/10/15/ane-brun-it-all-starts-with-one/8724#more-8724)

 

Two Rivers – Jazz & musique orientale

•6 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Exposé par Robert Micin
Prestation musicale de Anwar AbuDragh (Irak) chant et oud

Vendredi 13 janvier à 18h30


Un voyage dans les territoires des rencontres a priori improbables entre le jazz et la musique du Moyen-Orient. Le point de départ sera le cd d’Amir El Saffar, trompettiste jazz américano-irakien qui marie le jazz aux règles du Maqam Irakien, la musique classique irakienne.
Au programme, une initiation très abordable aux caractéristiques des musiques orientales, un éclaircissement des notions de musique modale, et principalement du système oriental des maqams.
Une occasion d’écouter désormais autrement la musique orientale.
Le tout illustré musicalement par Anwar AbuDragh, chanteur et oudiste, un spécialiste du chant classique Irakien.

« The Invisible City », par BJ NILSEN

•6 janvier 2012 • Laisser un commentaire

« The Invisible City », par BJ NILSEN (xn562r), Touch 2010


« La ville invisible » est une fusion entre le field recording et la musique électronique. L’album débute dans une « gare ferroviaire », condensé d’électricité, source d’un drone grésillant, témoin d’un magnétisme urbain amplifié. Progressivement  une foule de phénomènes inquiétants entrent en scène. Le musicien suédois se charge de dresser le portrait sonore d’une ville de son imaginaire (les sons concrets ont été enregistrés dans plusieurs pays) en manipulant des sources ordinaires (chaise, plancher, fenêtre, vols d’oiseaux, bouilloire, bateaux, arbres morts, pas dans la neige, pluie, abeilles, chat …) rendues quasi méconnaissables et en les mixant avec une instrumentation hors-norme et subtile. Il utilise à cet effet le Subharchord, un clavier électronique inventé à Berlin (ex-DDR) distillant des sons subharmoniques, un violon alto, des guitares et des appareils électroniques. Il s’agit ici d’une vision sonore psychique ou futuriste d’une ville, comme pourrait la composer David Lynch, froide, désolée, subliminale, impressionnante par sa beauté inhumaine et son ampleur invisible. Une ville qui a une vie propre en parallèle des habitants. Label Touch, évidemment. pco

 
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